Artothèque Val-de-Loire

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Lucien Lafont

  • Exposition "Grandeur nature" Stéphane Buissart - Lucien Lafont à l'Artothèque

    Une exposition "Flash" de 3 jours à ne pas manquer à l'Espace Portevin de l'Artothèque par 2 artistes membres.
     
    Lucien Lafont travaille la terre, le dessin, la photo, le pastel ou la peinture. Il présente ici quelques sculptures en terre cuite évoquant de lointaines ethnies. Elles sont très contemporaines par la maîtrise des volumes et des formes qui s’interpénètrent. Les corps réduits à leur plus simple expression sont surmontés de grandes têtes allongées. Chaque statue est recouverte de peintures corporelles aux couleurs ocres qui évoquent de multiples fractures surmontées. Elles parlent d'humanité. 
     
    Stéphane Buissart, quant à lui, montre une série de peintures sur toile de grand format. Fond noir, humanité improbable, réalisme des décors; des poules, des allusions à l'art du passé, des couleurs parfois violentes, des compositions complexes qui se déploient sur de grandes surfaces.
     
    Toutes ces oeuvres sont récentes et affichent une certaine idée du monde.
     
    Exposition espace Portevin, 138 avenue de Châteaudun les 7/8/9 Avril de 15 à 19 heures.
     
    Vernissage Vendredi 7 avril 2017 à 18h30.
     
     
  • Lucien Lafont

    lafont

    C’est armé d’un crayon, d’un appareil photo ou de mes doigts qui façonnent la glaise que j’affronte les jours, que je me défends contre le passage inexorable du temps.
    On dit que le démiurge a façonné le premier homme à partir de la glaise. L’Écriture a ajouté : « Tu es poussière… » L’écriture ne raconte pas que cette poussière est le résultat ultime de l’érosion, qu’elle a la même composition que le globe terrestre. Elle ne dit pas non que cette poussière devient dure comme la pierre lorsqu’on la porte au feu. En choisissant l’argile comme matériau, je sais que chacune de mes sculptures porte en elle en réduction L’ « Alma mater », la terre nourricière.
    Ce n’est pas par hasard que je représente le plus souvent le corps féminin, espace imaginaire, source de vie, réceptacle de mes craintes archaïques, de mon désir de perdurer, de ma recherche d’apaisement ou d'un espoir d’avenir. Loin de tout élément de contexte, mes femmes sont souvent seules, ou dans une relation passionnée à l’enfant ou plus rarement à l’amant. Je voudrais qu’elles témoignent du bouillonnement, de l’obstination et de la fragilité de la vie.

    Lucien Lafont