Artothèque Val-de-Loire

  • Présentation de l'Artothèque

    Présentation de l'Artothèque

    Le collectif des artistes contemporains du Val de Loire (CAC41) a crée en 2000 une artothèque afin de proposer des œuvres d’Art à la vente ou à la location, aux entreprises, aux institutionnels comme aux particuliers amateurs d’Art.Un certain nombre d'Artistes dont les ateliers se situent en Loir-et-Cher, dans le Cher et dans le Loiret, laissent à la disposition du Read More
  • Pourquoi une artothèque à Blois ?

    Pourquoi une artothèque à Blois ?

    Démarche culturelle et de sensibilisation à l’Art pour tous, aide multiforme pour les artistes, l’Artothèque se veut représentative d’une dynamique régionale. Elle se donne pour mission de rendre l’Art accessible à tous, sans préjugés de style ou d’expression, toujours dans un souci d’excellence créative. Renouveler avec originalité son image auprès du grand public, afficher son dynamisme et sa créativité tout Read More
  • Comment fonctionne « l’ Artothèque du Val de Loire » ?

    Comment fonctionne « l’ Artothèque du Val de Loire » ?

    L’Artothèque, association loi 1901, propose, en accord avec les artistes membres, la location d’œuvres d’art. Pour la vente et la commande d’œuvres spécifiques, elle favorise le relationnel entre les créateurs, les entreprises et les particuliers demandeurs. Chaque location fait l’objet d’un abonnement assorti d’une durée de location de trois mois à douze mois pour les particuliers, de douze mois minimum Read More
  • Petite histoire des artothèques

    Petite histoire des artothèques

    L’idée du prêt d’œuvres d’art est ancienne. Elle apparaît au début du 20ème siècle en Allemagne. Des artistes berlinois décident de louer leurs œuvres en réponse à une crise du marché de l’art. L’idée se développe dans les années 1960-1970 en Allemagne, aux Pays- Bas et dans une partie de l’Europe du nord. En France à la même époque, les Read More
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bermozet

Confidences

La photo m’a accompagné depuis le début de l’adolescence. Avec une boite de biscuit « Brun », l’optique d’un Kodak à soufflet et une colonne de ferraille fauchée sur un chantier. A l’époque, on achetait en droguerie les produits nécessaires à l’élaboration des bains. Et puis, il a fallu vivre les images plutôt que de les faire. Beaucoup plus tard, l’argentique a laissé la place au numérique. Bouderie… normal ! L’impression qu’il n’y avait plus la noblesse ni le mérite de l’artisan.

 

Pour découvrir un jour que la photographie opérait une mutation. La facilité apparente de l’automatisme des appareils et de la production d’images imposa plus de recherche, d’exigence et de motivation à dire quelque chose en les faisant. Une nouvelle magie était à portée de regard et d’invention. Une évolution comparable à ce qu’avait été celle de la peinture cent ans plus tôt, en somme…

 

Si la photographie est une illusion de la réalité, elle doit suggérer la métaphore qui éveille notre réalité intérieure. Les gens, les objets, les moments et les lieux ne continuent à exister que si on les photographie. Et la photo devient à son tour objet. Mais pas un objet inanimé. Quelle violence dans une photographie qu’on déchire !

 

Moi, je photographie ce que je voudrais pouvoir peindre et mettre en mots. Et souvent, je ne le fais que parce que j’en ai envie ; un peu comme quand on va au cinéma sans savoir quel film, qu’on espère bon, on va découvrir. J’ai toujours aimé raconter ou écrire des histoires. Avec la photographie, j’ai retrouvé ce plaisir et je ne cherche, pour l’heure, que la trace de l’humain sur les objets. Plus tard je me consacrerai aux traces du vécu sur les humains. Il faut pour cela être un peu écrivain avec pour stylo la lumière et quelques millions de bits. Après avoir posé l’appareil, on attrape le clavier de la machine informatique et on continue l’élaboration de l’image, la transformation du moment figé désormais porteur du passé, d’un présent et du ressenti qui l’accompagne.

 

C’est ce que je vous invite à faire en ma compagnie…

 

 

Bernard Mosettig